Partie 3 : Produire plus et mieux : pour une agriculture durable

L’agriculture intensive est source de nombreux problèmes, principalement pour l’environnement, car elle se base sur la monoculture qui favorise la propagation de maladies végétales et de ravageurs des cultures, et conduit donc à l’utilisation de pesticides dont la nocivité n’est plus à prouver. La santé humaine dépend donc en partie de la santé des végétaux. Au 21ème siècle, comment nourrir toujours plus d’êtres humains pour lutter contre la faim dans le monde ? Comment cultiver les plantes en limitant les impacts négatifs sur les écosystèmes tout en conservant le développement économique ? L’agriculture durable serait-elle la solution ? Voilà des questions complexes auxquelles nos intervenants de cette troisième partie vont tenter d’apporter des éléments de réponse.

I) La durabilité : une réponse aux différents enjeux et défis de l’agriculture du XXIè siècle

Virginie Mercier : Maître de conférences HDR à la Faculté de Droit et Science politique d’Aix-Marseille Université, Directrice de l’Institut de Droit de l’Environnement et du Développement Durable, spécialisée dans l’étude du droit des affaires dans le développement durable : Responsabilité sociétale des entreprises, finance durable, responsabilité civile environnementale, contrat et RSE, droit de l’environnement et santé-sécurité au travail. Virginie Mercier a dirigé un colloque le 10 Avril 2020 intitulé : « Agriculture et alimentation durables, Le temps des transitions ». L’objectif principal de ce colloque était d’apporter des éléments de réponses à la problématique : « Comment nourrir l’ensemble des habitants de la planète, en produisant une nourriture suffisante, de bonne qualité et dont les modes de production soient respectueux de l’environnement. »

II) Les recherches scientifiques sur les techniques agricoles durables

Stéphane Jezequel est un ingénieur ARVALIS (institut du végétal) et est nommé depuis peu au poste de directeur scientifique d’ARVALIS. Cet ingénieur agronome diplômé de l’ENSA Toulouse a développé son expertise scientifique et son expérience de terrain depuis son entrée à l’ICTF en 1990 en tant qu’ingénieur régional en PACA. Il travaille en agriculture de la conservation, plus précisément dans la culture de semi-direct sous couvert végétal. Il s’est également investi en faveur de la recherche de voies d’adaptation au changement climatique et des impacts du dérèglement climatique sur la rentabilité et la qualité des productions de céréales dans le Sud-Est. Il travaille en étroite collaboration avec Mathieu Marguerie sur la déclinaison « bio» de tous ces sujets. Il fera une intervention sur les recherches scientifiques sur les techniques agricoles durables.