Synthèse du colloque

En cette belle journée du 3 décembre 2020, tout est calme en ces temps de confinement. Tout ? Non ! Un petit amphithéâtre de la faculté de Saint-Charles est en pleine effervescence. Les étudiants du master 2 de médiation scientifique en environnement s’activent à finaliser la mise en place de leur colloque sur lequel ils travaillent depuis près d’un an. La tension est palpable, mais les croissants et le thé chaud sont là pour détendre l’atmosphère.

8h45 : Les premiers participants arrivent dans le salon Zoom.

En coulisse les intervenants sont briefés.

Dans le salon, le public continue d’arriver.

9h : C’est parti !

Début en douceur avec les allocutions de Rémi Chappaz et Mariane Domeizel parlant respectivement du colloque du master et du développement durable sur AMU.

S’en suit la constitution d’un nuage de mots autour du thème du jour :

LA SANTÉ DES VÉGÉTAUX

Écosystème, Équilibre, Eau et Sol se démarquent. Ces mots seront-ils les mêmes à la fin de cette journée ? Affaire à suivre…

9h15 : Lancement du premier axe : Mieux comprendre les plantes.

Pierre ABAD nous présente les plantes. Après un bref historique de celles-ci, il nous explique en quoi leur santé est une problématique capitale à l’interface agriculture/environnement. Évoquant la « course à l’armement » de celles-ci au cours de l’évolution pour lutter contre diverses attaques de ravageurs, parasites et maladies. Les mécanismes de défense résultants constituent un enjeu majeur pour l’avenir de la production et de la protection des plantes.

*vidéo abad*

Après une séance de questions très enrichissantes c’est à Catherine FERNANDEZ. Elle nous parle de la communication chez les plantes via les « composés organiques volatiles ». Ces composés produits en grande quantité, permettent de nombreuses interactions et relations (allopathiques…). Ils sont également très utiles dans la lutte de certaines plantes contre le réchauffement climatique. La recherche est très intense dans ce domaine et a un rôle à jouer dans l’augmentation de la productivité et de la durabilité en agriculture.

*vidéo fernandez*

A noter : 10h15, le colloque atteint les 50 participants. La joie et la fierté se lit sur le visage des étudiants qui ont mené une campagne de communication sur tous les fronts (réseaux sociaux, radio…)

10h40 : Lancement du second axe : Un sol sain pour des plantes saines.

Emmanuel BOURGUIGNON nous parle des sols. Après avoir définit un sol et un sol « idéal », il nous présente la richesse de la faune des sols ainsi que le rôle d’artisans des sols qu’ont les plantes. Celles-ci jouent un rôle clé dans la stabilité et le maintien de l’équilibre des sols (séquestration du CO2…). En conclusion, il est présenté l’importance de prendre soin des sols, leur dégradation étant supérieure à leur régénération dans le mode d’exploitation actuel, nous devons les aider, c’est un enjeu majeur qui passe notamment par une évolution des pratiques culturales.

*vidéo Bourguignon*

Pour finir cette matinée, Mathieu MARGUERIE nous parle des enjeux d’une agriculture durable. Face aux changements climatiques importants à venir et donc aux difficultés que rencontreront de plus en plus les agriculteurs, des solutions sont envisageables. La principale est la conservation des sols qui s’inscrit dans une large problématique agricole. La réduction du travail des sols pour préserver leur équilibre conduit à l’utilisation d’herbicides. Pour réduire leur utilisation, travailler sur les itinéraires techniques, la couverture des sols et la « coopération » élevage/culture est essentiel.

14h : Après une pause repas bien appréciable remplie d’échanges sur les ressentis de cette riche matinée (dans le respect des mesures sanitaires en vigueur), nous commençons cet après-midi de conférence avec l’intervention de Virginie MERCIER qui ouvre l’axe 3 : Produire plus et produire mieux.

Elle nous parle de l’agriculture durable au travers d’un prisme plus juridique que ce qui a été vu plus tôt dans la journée. Les défis liés à l’agroalimentaire sont de taille mais l’évolution des techniques et pratiques agricoles pour faire face à ces défis, la mise en place de lois comme la loi EGalim (30 octobre 2018), visent à un développement durable du secteur agricole et alimentaire. Le droit évolue donc pas à pas pour intégrer ce développement durable. Elle nous rappelle enfin qu’en tant que consommateurs et citoyens nous avons tous un rôle à jouer pour l’avenir.

*vidéo Mercier*

Pour clôturer cette partie, Stéphane JEZEQUEL nous parle dans la continuité de Mathieu MARGUERIE de pratiques agroécologiques. Dans nos régions la culture de céréales est complexe et les rendements stagnent. Dans un contexte de changements climatiques, trouver des systèmes agricoles plus résilients et résistants est nécessaire. La société souhaiterai une agriculture sans produits phytosanitaire, ce qui est impossible tant financièrement que techniquement à l’heure actuelle. Aujourd’hui, ne pas les utiliser, c’est entraîner une perte de rendement conséquente. C’est en ça que réside tout l’enjeu des études en cours et à venir.

*vidéo Jezequel*

Au cours de cette présentation, la pression dans la salle était visible. La raison ? L’intervenant suivant était absent. Mais alors que tout le monde s’agitait, essayant de le contacter par tous les moyens, il fit son apparition. Il n’était pas en retard mais le stress latent avait eu raison de nous.

Plus de peur que de mal !

15h23 : Après une pause qui a vu naître un échange passionnant entre Nicolas GOURNAY (nous le remercions pour sa fervente participation aux sessions de questions du colloque) et Emmanuel BOURGUIGNON, c’était au tour de Benoît Geslin de faire sa présentation constituant l’axe 4 : La santé des végétaux face au changement climatique.

Cette partie est un gros plan sur les pollinisateurs et notamment les abeilles. Il existe de très nombreuses espèces d’abeilles et chacune a un rôle fonctionnel spécifique notamment en termes de pollinisation : une espèce d’abeille peut être spécialiste d’une fleur. La pollinisation est un processus complexe et très difficile à reproduire. Ainsi, plus il y a d’abeilles et plus la pollinisation des cultures est efficace. Au quotidien, la qualité et la diversité de la plupart des produits consommés est liée à la diversité des pollinisateurs, leur prêter attention et les protéger est donc crucial.

*vidéo Geslin*

16h10 : Création d’un deuxième nuage de mot sur le même principe que le premier. Ici un mot se détache : Avenir. Il semblerait que bien que riche en complexité et en enjeux, ce sujet soit résolument tourné vers le futur avec une profonde volonté du meilleur pour demain.

Matin :

Après-midi :

De sincères remerciements aux intervenants, à tous ceux qui nous ont accompagnés au cours de la préparation du colloque, au public curieux resté jusqu’à la fin ainsi qu’aux M1 qui nous ont aidé dans l’ombre.

Au plaisir de vous revoir et à l’année prochaine !!