2020 – Santé des Végétaux : Faudrait pas s’planter !

    L’ONU a déclaré 2020 comme l’année internationale de la santé des végétaux, c’est pourquoi les étudiants du master 2 de médiation scientifique en environnement se sont penchés volontiers sur ce thème pour créer leur propre colloque : Faudrait pas s’planter !

Ce colloque a eu lieu le jeudi 3 décembre 2020 de 9h à 16h30, en distanciel sur la plateforme zoom.  Cette journée a commencé par les présentations de Monsieur Rémi CHAPPAZ, Responsable du master médiation en environnement et professeur à Aix-Marseille Université (AMU), et Madame Mariane DOMEIZEL, maître de conférence à AMU, chimiste de l’environnement et vice-présidente du partenariat développé avec la direction de développement durable d’AMU.

Au cours de cette journée, plusieurs intervenants de différents milieux ont effectué des présentations en lien avec leurs travaux. Les 4 parties de notre colloque sont : 

  • Partie 1 : Mieux comprendre les plantes
  • Partie 2 : Un sol sain pour des plantes saines
  • Partie 3 : Produire plus et mieux pour une agriculture durable
  • Partie 4 : La santé des plantes dans un monde en pleine mutation
Les objectifs de ce colloque sont de :
  • Comprendre en quoi la santé des plantes est un facteur déterminant pour lutter contre la faim dans le monde.
  • Comprendre le lien entre le développement économique et la santé des plantes.
  • Comprendre le lien entre la protection des plantes, et donc la prise en compte de leurs santés, et la protection de l’environnement et de la biodiversité.
  • Comprendre le fait qu’il est plus rentable et efficace de prévenir, donc d’agir en amont, que de guérir au niveau de la santé des plantes.
  • Comprendre le lien entre le développement économique, la pratique agricole et la santé des plantes.
  • Comprendre le lien entre santé de l’Homme, à travers son alimentation, et santé des plantes.

 

Les présentations 

 

Partie 1 : Mieux comprendre les plantes

Avant de découvrir comment leur santé peut impacter la notre, avant de penser de nouveaux moyens de lutte contre la faim dans le monde, avant d’apprendre comment cultiver notre jardin, il est important de connaître la plante, ses fonctionnements, ses capacités et ses besoins. Dans ce premier axe du colloque Faudrait pas s’planterPierre Abad directeur de recherche à l’Institut National de la Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE), et Catherine Fernandez directrice de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (IMBE), vous présente nos hôtes : les plantes. Comment se défendent-elles, comment communiquent-elles, comment vivent-elles, ces deux intervenants vous en disent plus sur les capacités insoupçonnées des végétaux.

  • Le système immunitaire des plantes 

Présenté par Pierre Abad, directeur de recherche INRAE au sein de l’Unité Mixte de Recherche 1355, Institut Sophia Agrobiotech, à Sophia-Antipolis.

Pierre Abad est directeur de recherche INRAE, au sein de l’Unité Mixte de Recherche Institut Sophia-Agrobiotech (UMR 1355, INRA-UNS-CNRS) à Sophia-Antipolis. Il a reçu le prix Roger-Jean et Chantal Gautheret, section biologie et physiologie du végétal.
Ses recherches portent sur l’étude du dialogue moléculaire entre la plante et un ver microscopique, appelé nématode à galles (Meloidogyne incognita) capable d’attaquer la quasi-totalité des plantes nourricières. Les travaux de recherche portent également sur les réponses des plantes à ces agressions. A l’heure actuelle, stimuler la résistance des plantes constitue une des alternatives de luttes efficaces et respectueuses de l’environnement.

  •  La communication des plantes 

Présentée par Catherine Fernandez, professeure des universités directrice de l’IMBE, recherches sur l’écologie fonctionnelle et l’écologie chimique.

Catherine Fernandez est directrice de l’IMBE, professeure des universités Classe Exceptionnelle à Aix-Marseille Université, Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE UMR AMU CNRS IRD UAPV 7263).
Les recherches qu’elle mène appartiennent au champ de l’écologie fonctionnelle et l’écologie chimique. L’objectif est d’étudier les interactions entre organismes et avec leur environnement, médiées par une grande diversité de molécules à travers une approche interdisciplinaire. Ses recherches visent à comprendre le rôle des métabolites secondaires des plantes (PSM) comme variable forçante du fonctionnement des écosystèmes et du maintien de la biodiversité.
Page personnelle : http://www.imbe.fr/catherine-fernandez.html

Partie 2 : Un sol sain pour des plantes saines

Pilier de la vie du végétal, base de l’agriculture, couche la plus externe de la croute terrestre, cette seconde partie met à l’honneur les sols. En effet, ces derniers ont une importance majeure sur la santé des plantes. Ainsi, il est dévoilé par notre premier intervenant les besoins des végétaux via ce sol. Pour se faire, il met tout d’abord en lumière le fonctionnement naturel des sols à travers leur biodiversité, leur microbiologie, les cycles biogéochimiques, etc. Toutes ces explications sont dévoilées à travers un parallèle sur le fonctionnement d’un sol à l’état naturel et un sol qui ont fait l’objet d’une exploitation agricole. Ensuite , lors d’une seconde intervention, il est mis en avant des méthodes d’agriculture durable prenant soin des sols et des plantes c’est à dire des méthodes suivant les besoins des sols, d’adaptation au sol et intégrant la vie du sol notamment à travers des méthodes  d’agriculture Bio.

  • Qu’est-ce qu’un sol sain ? Le système naturel VS exploitation 

Présenté par Emmanuel Bourguignon, Docteur en microbiologie des sols, consultant en microbiologie, écologie et agronomie du sol  au (LAMS).

Emmanuel Bourguignon est un docteur en microbiologie des sols. Il est diplômé de l’Université d’Aberdeen (UK) où il a obtenu un master en microbiologie du sol. Il a ensuite effectué une thèse à Bio-Protection Research Centre (Université de Lincoln, NZ) sur l’écologie d’un groupe de champignons (Trichoderma) en cultures maraîchères et leur capacité de réduire naturellement les pressions de pathogènes. Plus tard, il obtient un diplôme de technicien en Œnologie à l’Université de Dijon. Actuellement, il travaille avec l’équipe du LAMS (laboratoire d’analyse microbiologique des sols) en tant que consultant en microbiologie, écologie et agronomie du sol. Il conseille également les vignerons, les agriculteurs, les terrains de golf, les jardins botaniques et les municipalités pour les aider à mettre en place des pratiques culturales pérennes qui respectent les sols, leur biodiversité, et l’environnement.

  • Comment bien se servir des sols ? Vers une agriculture durabl

Présenté par Mathieu Marguerie, Coordinateur Chargé de missions en production végétal Agribio 04 et Bio PACA.

Mathieu Marguerie est un coordinateur chargé de mission en productions végétales Agribio 04 et Bio de PACA pour les grandes cultures. Diplômé en 2011, de Montpellier SupAgro en tant qu’ingénieur agronome, à la suite de ses études il devient animateur de filière chanvre avant d’être ingénieur productions végétales agriculture biologique chez Agribio 04. Il participe à la structuration de filière, à la gestion de projet et bien sûr met en place des appuis techniques. Depuis, 2018 il est également coordinateur chez Agribio. En parallèle, depuis 2016, il est co-fondateur et président de l’association « Graines de Mane » qui est un site participatif ayant pour vocation à expliquer l’influence variée de l’agriculture sur notre quotidien.

Partie 3 : Produire plus et mieux : pour une agriculture durable

L’agriculture intensive est source de nombreux problèmes, principalement pour l’environnement, car elle se base sur la monoculture qui favorise la propagation de maladies végétales et de ravageurs des cultures, et conduit donc à l’utilisation de pesticides dont la nocivité n’est plus à prouver. La santé humaine dépend donc en partie de la santé des végétaux. Au 21ème siècle, comment nourrir toujours plus d’êtres humains pour lutter contre la faim dans le monde ? Comment cultiver les plantes en limitant les impacts négatifs sur les écosystèmes tout en conservant le développement économique ? L’agriculture durable serait-elle la solution ? Voilà des questions complexes auxquelles nos intervenants de cette troisième partie ont tenté d’apporter des éléments de réponse.

  • La durabilité : une réponse aux différents enjeux et défis de l’agriculture du XXIè siècle

Présentée par Virginie Mercier, Maitre de conférence à la faculté de droit et de science politique d’Aix-Marseille. 

Virginie Mercier : Maître de conférences HDR à la Faculté de Droit et Science politique d’Aix-Marseille Université, Directrice de l’Institut de Droit de l’Environnement et du Développement Durable, spécialisée dans l’étude du droit des affaires dans le développement durable : Responsabilité sociétale des entreprises, finance durable, responsabilité civile environnementale, contrat et RSE, droit de l’environnement et santé-sécurité au travail. Virginie Mercier a dirigé un colloque le 10 Avril 2020 intitulé : « Agriculture et alimentation durables, Le temps des transitions ». L’objectif principal de ce colloque était d’apporter des éléments de réponses à la problématique : « Comment nourrir l’ensemble des habitants de la planète, en produisant une nourriture suffisante, de bonne qualité et dont les modes de production soient respectueux de l’environnement. ».

  • Les recherches scientifiques sur les techniques agricoles durables

Présentée par Stéphane Jezequel, Ingénieur et Directeur Scientifique d’ARVALIS – institut du végétal pour la région Sud-Est. 

Stéphane Jezequel est un ingénieur ARVALIS (institut du végétal) et est nommé depuis peu au poste de directeur scientifique d’ARVALIS. Cet ingénieur agronome diplômé de l’ENSA Toulouse a développé son expertise scientifique et son expérience de terrain depuis son entrée à l’ICTF en 1990 en tant qu’ingénieur régional en PACA. Il travaille en agriculture de la conservation, plus précisément dans la culture de semi-direct sous couvert végétal. Il s’est également investi en faveur de la recherche de voies d’adaptation au changement climatique et des impacts du dérèglement climatique sur la rentabilité et la qualité des productions de céréales dans le Sud-Est. Il travaille en étroite collaboration avec Mathieu Marguerie sur la déclinaison « bio» de tous ces sujets. Il fera une intervention sur les recherches scientifiques sur les techniques agricoles durables. 

Partie 4 : La santé des plantes dans un monde en pleine mutation

Les plantes et leur santé jouent un rôle important dans les différents écosystèmes de nos régions. Mais face aux différents changements liés à des facteurs naturels ou anthropiques, certaines parties du « tout » que sont les écosystèmes ont du mal à s’adapter. Le fractionnement des habitats par l’urbanisation et les perturbations climatiques influencent le comportement de la faune et de la flore. Dans cette dernière partie du colloque, ce sont les pollinisateurs qui sont mis à l’honneur.

Il s’agit d’une étude de cas sur les pollinisateurs, présentée par Benoit Geslin, maître de conférence à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie Marine et Continentale (IMBE). À travers ses travaux de recherche en écologie et en écologie de la pollinisation, Benoit Geslin s’intéresse aux abeilles sauvages. Il cherche à comprendre comment les perturbations d’origine anthropique modifient la structure des communautés d’abeilles sauvages, et donc de comprendre quelles sont les conséquences de ces modifications pour la reproduction, le maintien et l’évolution des communautés végétales.

  • Les pollinisateurs

Présenté par Benoit Geslin , Maître de conférence Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie Marine et Continentale (IMBE).

Benoit Geslin est maître de conférence à l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie Marine et Continentale (IMBE), basé à Aix Marseille Université Campus Sciences Saint Jérôme. Il réalise des travaux de recherche en Écologie et en Écologie de la pollinisation, et il s’intéresse plus particulièrement aux abeilles sauvages et aux réseaux d’interactions qu’elles forment avec les plantes à fleurs. Ses objectifs sont de comprendre comment les perturbations d’origines anthropiques (urbanisation, intensification agricole, espèces introduites) modifient la structure des communautés d’abeilles sauvages et quelles en sont les conséquences pour la reproduction, le maintien et l’évolution des communautés végétales. Il dispense également des cours en Écologie, en Écologie du paysage, en Interactions biotiques et Écologie Urbaine et dans les Unités d’Enseignements de Diversité du Monde Vivant.

 

Emission EcoForum

Le 02 décembre 2020, des étudiants du master ont présenté le colloque, dans les studios de radio GALERE, dans l’émission EcoForum. Cette émission animée par Florence de 19h à 20h traite de sujets liés à l’environnement et à l’écologie.

 

Pourquoi ce thème ?

Ce thème peut surprendre au premier abord, mais il ne provient pas des esprits bouillonnants d’un groupe d’étudiants. Chaque année, l’ONU proclame l’ « Année internationale de… ». Notre master s’empare de ce thème et en fait le sujet d’un colloque tenu tous les ans au mois de décembre. Le 2 décembre 2019 à Rome, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé l’ « Année Internationale de la santé des végétaux (IYPH) 2020 ». La FAO étant une organisation spécialisée des Nations unies qui a pour objectif suprême d’ « Aider à construire un monde libéré de la faim », ce thème est tout naturel. Son but principal étant de sensibiliser le public à la protection de la santé des végétaux comme levier pour éliminer la faim, réduire la pauvreté, protéger l’environnement et doper le développement économique. Nous, étudiants du Master Information et médiation scientifique et technique parcours « Information scientifique et médiation en environnement » nous sommes appropriés ce thème afin de l’aborder d’une manière qui nous correspond. Les objectifs défendus par la FAO que nous avons décidé de mettre en avant seront la protection de l’environnement mais également l’aspect économique. Le tout dans une dynamique de médiation qui aura pour but de mettre en avant tant par l’organisation du colloque que par ce qui sera communiqué au cours de celui-ci, du savoir faire résultant de nos parcours et nos études.

 

Synthèse de la journée

 

En cette belle journée du 3 décembre 2020, tout est calme en ces temps de confinement. Tout ? Non ! Un petit amphithéâtre de la faculté de Saint-Charles est en pleine effervescence. Les étudiants du master 2 de médiation scientifique en environnement s’activent à finaliser la mise en place de leur colloque sur lequel ils travaillent depuis près d’un an. La tension est palpable, mais les croissants et le thé chaud sont là pour détendre l’atmosphère.

8h45 : Les premiers participants arrivent dans le salon Zoom.

En coulisse les intervenants sont briefés.

Dans le salon, le public continue d’arriver.

9h : C’est parti !

Début en douceur avec les allocutions de Rémi Chappaz et Mariane Domeizel parlant respectivement du colloque du master et du développement durable sur AMU.

S’en suit la constitution d’un nuage de mots autour du thème du jour :

LA SANTÉ DES VÉGÉTAUX

Écosystème, Équilibre, Eau et Sol se démarquent. Ces mots seront-ils les mêmes à la fin de cette journée ? Affaire à suivre…

9h15 : Lancement du premier axe : Mieux comprendre les plantes.

Pierre ABAD nous présente les plantes. Après un bref historique de celles-ci, il nous explique en quoi leur santé est une problématique capitale à l’interface agriculture/environnement. Évoquant la « course à l’armement » de celles-ci au cours de l’évolution pour lutter contre diverses attaques de ravageurs, parasites et maladies. Les mécanismes de défense résultants constituent un enjeu majeur pour l’avenir de la production et de la protection des plantes.

Après une séance de questions très enrichissantes c’est à Catherine FERNANDEZ. Elle nous parle de la communication chez les plantes via les « composés organiques volatiles ». Ces composés produits en grande quantité, permettent de nombreuses interactions et relations (allopathiques…). Ils sont également très utiles dans la lutte de certaines plantes contre le réchauffement climatique. La recherche est très intense dans ce domaine et a un rôle à jouer dans l’augmentation de la productivité et de la durabilité en agriculture.

A noter : 10h15, le colloque atteint les 50 participants. La joie et la fierté se lit sur le visage des étudiants qui ont mené une campagne de communication sur tous les fronts (réseaux sociaux, radio…)

10h40 : Lancement du second axe : Un sol sain pour des plantes saines.

Emmanuel BOURGUIGNON nous parle des sols. Après avoir définit un sol et un sol « idéal », il nous présente la richesse de la faune des sols ainsi que le rôle d’artisans des sols qu’ont les plantes. Celles-ci jouent un rôle clé dans la stabilité et le maintien de l’équilibre des sols (séquestration du CO2…). En conclusion, il est présenté l’importance de prendre soin des sols, leur dégradation étant supérieure à leur régénération dans le mode d’exploitation actuel, nous devons les aider, c’est un enjeu majeur qui passe notamment par une évolution des pratiques culturales.

Pour finir cette matinée, Mathieu MARGUERIE nous parle des enjeux d’une agriculture durable. Face aux changements climatiques importants à venir et donc aux difficultés que rencontreront de plus en plus les agriculteurs, des solutions sont envisageables. La principale est la conservation des sols qui s’inscrit dans une large problématique agricole. La réduction du travail des sols pour préserver leur équilibre conduit à l’utilisation d’herbicides. Pour réduire leur utilisation, travailler sur les itinéraires techniques, la couverture des sols et la « coopération » élevage/culture est essentiel.

14h : Après une pause repas bien appréciable remplie d’échanges sur les ressentis de cette riche matinée (dans le respect des mesures sanitaires en vigueur), nous commençons cet après-midi de conférence avec l’intervention de Virginie MERCIER qui ouvre l’axe 3 : Produire plus et produire mieux.

Elle nous parle de l’agriculture durable au travers d’un prisme plus juridique que ce qui a été vu plus tôt dans la journée. Les défis liés à l’agroalimentaire sont de taille mais l’évolution des techniques et pratiques agricoles pour faire face à ces défis, la mise en place de lois comme la loi EGalim (30 octobre 2018), visent à un développement durable du secteur agricole et alimentaire. Le droit évolue donc pas à pas pour intégrer ce développement durable. Elle nous rappelle enfin qu’en tant que consommateurs et citoyens nous avons tous un rôle à jouer pour l’avenir.

Pour clôturer cette partie, Stéphane JEZEQUEL nous parle dans la continuité de Mathieu MARGUERIE de pratiques agroécologiques. Dans nos régions la culture de céréales est complexe et les rendements stagnent. Dans un contexte de changements climatiques, trouver des systèmes agricoles plus résilients et résistants est nécessaire. La société souhaiterai une agriculture sans produits phytosanitaire, ce qui est impossible tant financièrement que techniquement à l’heure actuelle. Aujourd’hui, ne pas les utiliser, c’est entraîner une perte de rendement conséquente. C’est en ça que réside tout l’enjeu des études en cours et à venir.

Au cours de cette présentation, la pression dans la salle était visible. La raison ? L’intervenant suivant était absent. Mais alors que tout le monde s’agitait, essayant de le contacter par tous les moyens, il fit son apparition. Il n’était pas en retard mais le stress latent avait eu raison de nous.

Plus de peur que de mal !

15h23 : Après une pause qui a vu naître un échange passionnant entre Nicolas GOURNAY (nous le remercions pour sa fervente participation aux sessions de questions du colloque) et Emmanuel BOURGUIGNON, c’était au tour de Benoît Geslin de faire sa présentation constituant l’axe 4 : La santé des végétaux face au changement climatique.

Cette partie est un gros plan sur les pollinisateurs et notamment les abeilles. Il existe de très nombreuses espèces d’abeilles et chacune a un rôle fonctionnel spécifique notamment en termes de pollinisation : une espèce d’abeille peut être spécialiste d’une fleur. La pollinisation est un processus complexe et très difficile à reproduire. Ainsi, plus il y a d’abeilles et plus la pollinisation des cultures est efficace. Au quotidien, la qualité et la diversité de la plupart des produits consommés est liée à la diversité des pollinisateurs, leur prêter attention et les protéger est donc crucial.

16h10 : Création d’un deuxième nuage de mot sur le même principe que le premier. Ici un mot se détache : Avenir. Il semblerait que bien que riche en complexité et en enjeux, ce sujet soit résolument tourné vers le futur avec une profonde volonté du meilleur pour demain.

Matin :

Après-midi :

De sincères remerciements aux intervenants, à tous ceux qui nous ont accompagnés au cours de la préparation du colloque, au public curieux resté jusqu’à la fin ainsi qu’aux M1 qui nous ont aidé dans l’ombre.